Poivron, une culture doublement rentable

Cette culture marche très bien sur les sols argileux. Et le sol de Diffa (ville sud-est du Niger), a ses atouts qui font le bonheur des passionnés des légumes.
Abdoul Rachid Hamani Gado, ingénieur en génie rural, a mordu depuis peu, à la culture du poivron rouge, alors qu’au départ, il n’apportait juste que son savoir-faire aux producteurs de la région à mieux réussir cette culture.
“En termes de revenus, c’est très productifs. On en tire le double de ses investissements. La campagne passée, j’ai obtenu plus de 150 sacs de 37 kg de poivron rouge”, témoigne Abdoul Rachid à agridigitale.net.

Légume par excellence, la consommation régulière du poivron limiterait selon les spécialistes, les risques de cancer du sein, du côlon ou les tumeurs au cerveau.

Tout comme Adboul, les producteurs de la région de Diffa, utilisent diverses variétés locales (hantchi, baréwa) et une variété intermédiaire appelée “Yelo Wonder”.

Les semences sont produites localement par les producteurs et les rendements sont appréciables.

Des semis aux pépinières jusqu’à la préparation du terrain (défrichage, labour, fonctionnement des planches, apport de fumures), le producteur doit respecter toute l’itinéraire technique.

Abdoul Rachid Hamani Gado, ingénieur en génie rural
Après 30 à 40 jours de semis, vient le repiquage avec un écartement de 50 à 90 centimètres entre les lignes, et 40 à 50 Cm entre les plants sur la ligne. L’arrosage se fait 2 fois par semaine durant la saison froide jusqu’en début saison chaude où cela revient à 3 fois par semaine.

“Sur un hectare, il faut en moyenne 200 voir 250g de semences, la préparation du terrain, le sarclage, l’apport de l’engrais chimique et organique puis les produits de traitement”, détaille l’ingénieur en génie rural.
L’investissement à l’hectare pourrait avoisiner 1 million F.CFA “, explique Abdoul. Puis, le sourire vient au moment de la commercialisation de la production.

“Le sac de 37 kg est vendu à un prix qui varie de 5000 à 25000 F.CFA selon la période de la vente. Le plus grand marché, c’était le Nigeria, mais avec la fermeture des frontières, le produit est reversé sur le marché local”, relate ce fonctionnaire de la chambre d’agriculture du Niger.

La production du poivron est une activité rentable si les normes de production sont respectées car selon lui, on y gagne le double de ce qui est investi.

Son appel à la jeunesse africaine qui échoue au milieu du désert pour l’immigration en Europe, est que l’Afrique reste une terre d’opportunités et que l’agriculture est le métier de l’avenir.

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P.S/F.G
Article publié par www.agridigitale.net